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Diagnostic

Le diagnostic est basé sur un examen physique, les antécédents médicaux et des tests de laboratoire.

Examen physique

Un médecin confirmera la présence de plaques blanches d’un des trois patrons typiques sur les zones de la peau habituellement touchées. Une lampe de Wood, qui produit des rayons ultraviolets, est fréquemment utilisée pour examiner les zones pouvant être affectées, car le vitiligo brille sous ce type de lumière.

Antécédents médicaux

Votre médecin de famille vous demandera si vous :

  • ou un membre de votre famille est atteint d’une maladie auto-immune ;
  • avez souffert une éruption cutanée, d’un coup de soleil ou d’autres problèmes de peau avant l’apparition des plaques blanches ;
  • avez souffert récemment de stress ou d’une maladie ;
  • avez commencé à grisonner avec l’âge de 35 ans ;
  • êtes sensible au soleil.

Tests de laboratoire

Votre médecin peut occasionnellement prélever un échantillon cutané, toutefois la plupart des cas de vitiligo peuvent être diagnostiqués par un examen visuel direct. La peau atteinte de vitiligo ne montre aucun mélanocyte producteur de pigments. Des tests sanguins peuvent aussi être réalisés pour éliminer une anémie pernicieuse, une maladie de la glande thyroïde ou une autre maladie auto-immune.

Traitement

Le vitiligo est incurable, mais des traitements qui pourraient uniformiser la couleur de la peau sont offerts. Les personnes qui ont un teint clair et seulement quelques plaques peuvent choisir de ne pas traiter leur vitiligo. Des écrans solaires et des cosmétiques pourraient suffire pour camoufler les plaques. Le vitiligo peut être masqué à l’aide d’une variété de cosmétiques ou de teintures maison faites à partir de colorant alimentaire et d’alcool à friction. Toutefois, des produits en vente libre s’harmonisent bien avec la couleur naturelle de la peau.

Les enfants peuvent être traités avec des stéroïdes topiques, des immunomodulateurs topiques ou un traitement à la lumière ultraviolette B (UVB). Ces traitements redonnent fréquemment une pigmentation plus rapidement chez les enfants que chez les adultes ; le traitement précoce, avant que les plaques ne grossissent ou se multiplient, est préférable.

Les personnes à la peau foncée et celles ayant de plaques larges ou nombreuses pourraient opter pour un traitement médical qui ramènerait ces plaques à leur couleur originale (repigmenter) ou éliminerait la couleur restante pour s’assortir aux plaques blanches (décolorer). Certains traitements communément utilisés sont décrits ci-après.

Thérapie topique aux corticostéroïdes

Les crèmes à base de corticostéroïdes redonnent de la couleur à la peau, particulièrement si elles sont appliquées à un stade précoce. Une crème ou un onguent topique à faible dose peuvent être prescrits aux jeunes enfants (de moins de 10 ans), tandis que les adultes auront besoin de dosages plus forts. Le traitement est simple, la crème ou l’onguent sont appliqués sur les plaques blanches. Toutefois, il est important d’être aux aguets pour détecter les effets secondaires comme un amincissement de la peau ou l’apparition de stries. Les corticostéroïdes peuvent être utilisés avec un dérivé de la vitamine D appliqué sur la peau. Des résultats peuvent être observés après trois mois, mais cette combinaison n’est pas aussi efficace que la photochemiothérapie au psoralène (ci-après).

Thérapie topique avec immunomodulateurs

L’utilisation des immunomodulateurs topiques est un traitement relativement nouveau pour le vitiligo. Des immunomodulateurs topiques, comme le tacrolimus et le pimecrolimus, agissent pour contrôler les activités du système immunitaire liées à la dépigmentation. Ces produits sont couramment prescrits par les dermatologues pour le visage et les autres parties du corps et ils peuvent être utilisés durant des périodes plus longues et ils n’occasionnent pas les effets secondaires des corticostéroïdes. Les effets secondaires incluent des sensations cutanées passagères de brûlure et de picotement et une augmentation potentielle des risques de cancer, bien que ceci soit extrêmement rare.

Thérapie à rayons ultraviolets B (UVB) à bande étroite

La thérapie à rayons UVB à bande étroite est une alternative aux thérapies à rayons ultraviolets A (UVA). Les rayons UVB sont administrés jusqu’à trois fois par semaine sans application préalable de psoralène. Ce traitement est plus simple et pourrait être plus sécuritaire que les formes précédentes de traitement à ultraviolets. Des études ont démontré que cette thérapie est maintenant considérée comme étant le traitement privilégié pour le vitiligo qui est répandu sur plus de 10 à 20 pour cent du corps.

Dépigmentation

La dépigmentation implique de pâlir la peau normale pour qu’elle s’harmonise avec les plaques blanches ; une option qui peut être considérée si le vitiligo affecte plus de 50 pour cent du corps. L’hydroquinone monobenzylique éther (monobenzone) est appliqué deux fois par jour sur la peau pigmentée (colorée) jusqu’à ce qu’elle s’harmonise avec les zones dépigmentées. Toutefois, il existe un certain nombre d’effets secondaires associés à ce produit. Les effets secondaires majeures incluent des rougeurs et de l’enflure cutanée ainsi qu’une sensibilité permanente au soleil. D’autres effets indésirables incluent des démangeaisons, de la peau sèche et le développement anormal d’une membrane foncée sur le blanc des yeux. La décoloration ou dépigmentation est permanente et irréversible, par conséquent les personnes qui y ont recours doivent bien réfléchir avant d’aller de l’avant avec ce traitement.

Greffe

Seulement un petit pourcentage des personnes atteintes est admissible à une greffe de peau pour traiter le vitiligo. Trois options de traitements chirurgicaux sont offertes :

  • Greffe «Minipunch» : cette méthode utilise la propre peau d’une personne pour traiter de petites plaques. De petits morceaux de peau normale sont prélevés et attachés aux plaques dépigmentées. Les complications possibles incluent des infections au site de prélèvement ou à celui recevant la greffe (rare), des cicatrices, une texture de peau bosselée, une pigmentation irrégulière et le vitiligo apparaissant au site de prélèvement en raison du traumatisme cutané.
  • Greffe par cloques (ampoules) : ce processus utilise de la chaleur, du froid ou de la succion pour produire des cloques sur la peau pigmentée et celle dépigmentée. Le dessus des cloques est enlevé et greffé sur les zones cutanées dépigmentées. Les risques incluent la formation de cicatrices et une apparence bosselée.
  • Greffes autologues de mélanocytes : pour cette procédure, un échantillon de peau normalement pigmentée est isolé en laboratoire dans un plat contenant une solution spéciale de suspension cellulaire. Une fois que suffisamment de mélanocytes ont été isolés, ils sont greffés dans les zones cutanées dépigmentées.

Tatouage (micropigmentation)

Avec cette méthode, des pigments sont insérés dans la peau. Le tatouage s’avère être la méthode la plus efficace pour les zones entourant les lèvres chez les personnes à la peau foncée. Toutefois l’harmonisation avec la couleur naturelle de la peau est difficile et tout tatouage peut pâlir avec le temps. Un tatouage fait dans la zone des lèvres peut entraîner la formation de cloques (ampoules) causées par le virus de l’herpès simplex virus chez les personnes déjà infectées par le virus. Sur les autres parties du corps, il est possible que le vitiligo se répande à la partie tatouée en raison du traumatisme cutané. Finalement, le tatouage est irréversible, car les tatouages utilisés pour la micropigmentation ne peuvent être enlevés de manière sécuritaire par la technologie au laser. Ce traitement n’est généralement recommandé que dans certains cas.

La recherche sur le vitiligo se continue et elle inclut un certain nombre d’études qui explorent le rôle des traumatismes cutanés ainsi que l’identification et l’analyse des gènes qui pourraient causer ou contribuer à cette affection. Les chercheurs pourraient tester de nouveaux médicaments pour le vitiligo dans le cadre de projets de recherche.

*Toute l’information de ce site concernant les traitements médicaux est offerte à titre d’aperçu seulement. Pour avoir la liste complète et à jour des effets secondaires, des avertissements, des précautions à prendre, lisez le feuillet qui se trouve dans l’emballage du produit et consultez votre médecin ou un pharmacien.
**Si vous envisagez une thérapie alternative ou complémentaire, discutez-en avec votre médecin d’abord ; tenez votre médecin informé de toutes les vitamines, les suppléments ou autres formes de traitement alternatif que vous suivez. Comme tous les médicaments, les thérapies alternatives peuvent interagir avec les autres traitements et, dans certains cas, avoir leurs propres effets secondaires. Souvenez-vous que « naturel » ne veut pas nécessairement dire « inoffensif ».

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